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Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. (Article Art. L 122-4. du Code de la Propriété Intellectuelle)IL m'est souvent arrivée de penser à la mort et même de souhaiter mourir parfois, lorsque tout espoir s'éteint et que la seule solution qui vous semble être logique est de vous glisser dans un long sommeil qui doucement vous plonge dans un monde éternel ou vous retrouverez les autres que vous avez perdus et qui vous étaient chers
Il m'est souvent arrivé de penser à la vie sans lui, elle ne vaudrait pas la peine d'être vécue. La vie sans lui m'est impossible
Il fut un temps ou ce genre de pensée m'aurait semblé stupide et immature, un temps qui n'est pas si loin finalement
Je ne m'attendais pas à cette fin
Tandis que la mort s'approche tel une ombre pour mettre fin à mes souffrances, j'éprouve un soulagement
Je suis paisible
Et bien que ma vie fût courte et parfois morne, je n'ai rien à regretter. Je n'aurais rien à changer si je devais la recommencer
Chapitre I
La dernière nuit que je passais chez moi fut une nuit blanche, je ne parvins pas à trouver le sommeil. Je restais longuement assise sous le porche malgré la fraîcheur de l'automne. Je tentais de conserver dans ma mémoire chaque détail même infime de cet endroit ou j'avais grandit car je ne voulais rien oublier, je souhaitais revoir la moindre feuille et la moindre parcelle de terre lorsque je fermerais les yeux lors de ma première nuit que je passerais en Angleterre
Lorsque mes parents se sont mariés, ils se sont mit à faire des économies pour leur retraite, ils souhaitaient voyager, faire le tour du monde
Mais après la mort de mon père il y a presque deux ans, tout ces rêves se sont envolés et ma mère à donc décider il y a trois mois de réaliser son rêve : ouvrir un magasin de mode, elle est styliste de profession et son commerce à du succès. Mais mon adorable mère ne fait jamais les choses à moitié et a décidé de s'installer en Angleterre. Lors de son départ, c'était le début des vacances scolaires et je n'ai pas voulu partir avec elle, après de maintes disputes. Elle a accepté que je reste encore un peu en France, je suis partie vivre chez ma grand-mère que j'adore. Malheureusement maman a insisté pour que je la suive et c'est donc ce 6 Octobre que je vais partir
Elle n'a pas non plus consentit à ce que j'arrête mes études, j'ai eu 18 ans il y a un mois et j'aurais préféré trouver un petit job plutôt que retourner au lycée. Le lycée et l'univers scolaire en général ont toujours été mon enfer personnel.
Je suis une fille très seule, ce n'est pas forcément un choix. Je suis timide et introverti. Je fais partie de ces élèves que l'on laisse de côté. Je ne m'apitoie pas sur mon sort, je ne cherche pas de compagnie. Pour cela, j'ai ma cousine Stella et ma grand-mère
Je ne veux pas les laisser, je ne veux pas laisser ma grand-mère âgée et de santé fragile même si je sais que Stella prendra soin d'elle. Je ne veux pas quitter « ma terre » aussi empreinte de nostalgie et de mélancolie soit elle
Je me console avec la perspective de l'approche des vacances de fin d'année ou nous rentrerons, ma mère et moi en France et au plaisir de retrouver les gens que j'aime, de revoir les choses qui me sont familières et même avoir la joie de passer devant mon horrible lycée
En cet instant, je souhaiterais du plus profond de mon être mourir, simplement par lâcheté pour ne pas à revivre une nouvelle année scolaire, ce voyage en avion, la découverte d'un nouvel endroit et ce terrible n½ud à l'estomac qui va me torturer encore et encore
La dernière heure précédent mon départ je la passais dans les bras de ma grand-mère, je voulais m'imprégner de sa chaleur et de ce parfum si unique qui la caractérise. Je voulais mémoriser le moindre de ses rides et entendre sa voix vibrer dans mon esprit lorsque j'aurais peur
-Ana ma chérie, sois courageuse. Ce n'est pas si terrible, tu ne seras pas loin de moi. Le pays de la reine Elizabeth, murmura t'elle. C'est magnifique
Je luttais contre mes larmes en gardant un visage de marbre, je me mordais les lèvres et tandis qu'elle passait sa main usée dans mes cheveux, je lui dit :
-Lorsque je reviendrais, je te ramènerai des souvenirs. Et une tasse avec la reine...
Quelques larmes jaillirent, je n'aurais pas du parler. Elle reposa ma tête sur son épaule et j'écoutais silencieusement le bruit de sa respiration.
-Lorsque tu te sentiras seule, imagine un peuple remplit de lutins et de fées. Tu te souviens, c'est ce que tu faisais lorsque tu étais petite...
Je ne pus m'empêcher de rires
-Je suis sure qu'il y a des fées en Angleterre !
-Téléphone moi de temps en temps
Le klaxon de la voiture de Stella retentit devant l'entrée.Je me levais fébrilement et ramassait mes bagages. Ma folle de cousine entra en bondissant, nous embrassa et lança :
-Prête pour le grand départ ?
Je fis la moue, je ne pouvais plus parler. Une boule dans ma gorge m'empêcher d'émettre le moindre son, et bientôt elle m'empêcherait de respirer normalement
-Anaïs, l'Angleterre est un pays extraordinaire ! C'est le pays de l'idole de grand-mère : la reine Elizabeth ! Le pays d'Harry Potter et..., ajouta t'elle avec un clin d'½il : de Robert Pattinson
Je levais les yeux au ciel, exaspérée par son enthousiasme débordant qui n'était malheureusement pas contagieux et embrassait une dernière et longue fois mon aïeule avant de grimper dans la vieille voiture orange vif de Stella. Une fois ma ceinture mise, elle tapa dans ses mains et appuya sur le bouton de l'auto radio.
-Je t'ai choisit une musique de circonstance
L'enregistrement se mit à cracher un morceau des Beatles que j'identifiais rapidement comme étant « Help »
La voiture démarra et je jetais un dernier regard à ma grand-mère, à ma maison, à mes terres, à ma ville, à mon pays et bientôt à Stella qui m'accompagna jusqu'à l'embarquement
-Tu vas me manquer, lui dis je en la serrant dans mes bras
-Toi aussi, mais on va se téléphoner et peut être que je passerais te voir
Elle me décoiffe gentiment et retrousse son petit nez parsemé de tâches de rousseur :
-Tu vas adorer l'Angleterre. Je suis persuadée que dans un mois, tu auras des tas d'amis et que tu auras rencontré un garçon très mignon
Elle éclata de rires devant mon scepticisme et sortit de sa veste un petit paquet rouge qu'elle me fourra dans la main
-Ouvre le plus tard. C'est un cadeau de grand-mère et moi, ça va t'être très utile
Je craignais le pire
-Vous...n'auriez pas du, Bégayais je
Cela m'arrive fréquemment, lorsque je suis émue, stressée, intimidée...Je bafouille, devient écarlate, et plus maladroite qu'à l'ordinaire pour parfaire le tableau
-Aie confiance en toi, ne te fais pas de soucis, reste toi-même et ce sera cool
Bientôt Stella disparut de ma vue puis l'aéroport, puis la terre me sembla bien petite
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Ecoutez: "Help"-The beatles